Article : Le trail-running à l’épreuve des crises

Mathilde Plard, Université d'Angers et Aurélien Martineau, Université d'Angers

Avec près de 20 millions de pratiquants estimés à travers le monde, le trail-running est l’un des sports qui connaît la plus forte croissance au monde depuis 2010 selon la fédération internationale d’Athlétisme. Cependant, face à la pandémie mondiale de la Covid-19 et avec la crise écologique en toile de fond, le développement de la discipline se trouve présentement entravé. Les acteurs de la discipline sont pleinement mobilisés pour faire en sorte que les traileurs retrouvent leurs dossards au sein des sentiers.

Une discipline récente au succès incontestable

Le trail-running est un sport de plein air offrant une immersion dans la nature au cœur de paysages diversifiés : en pleine montagne ou près des côtes océaniques, dans l’aridité des déserts ou au cœur des forêts.

Officiellement, le trail-running se définit comme une compétition pédestre ouverte à tous dans un environnement naturel, les passages sur les routes cimentées ou goudronnées ne devant pas excéder 20 % de la distance totale. Cette définition a été formulée en 2013 par l’internationale Trail-Running Association (ITRA), instance créée par les principaux acteurs du trail-running pour structurer la discipline et promouvoir son développement à travers le monde. Le trail dans sa version moderne existait pour autant bien en amont de la création de l’ITRA, à partir des années 1970 dans l’Ouest américain et dans les années 1980-1990 en Europe.

Ultra-Trail du Mont-Blanc, comment vaincre la fatigue ?

C’est cependant au tournant du XXIe siècle que ce sport de plein air va connaître un réel essor avec une croissance significative du nombre de ses évènements sportifs et de ses adeptes. Pour témoigner de ce succès indéniable, de 2013 à 2019, l’ITRA a enregistré plus de 25 700 courses dans 195 pays à travers le monde pour plus 1,77 million de pratiquants en compétition.

Une crise sanitaire brutale

Depuis le début de l’année 2020, le secteur de l’événementiel sportif fait face à une crise sans précédent avec la pandémie mondiale de la Covid-19. La crise sanitaire a imposé le déploiement de mesures de confinements touchant près de la moitié de l’humanité fin mars 2020 (3,9 Md de personnes).

Ces mesures ont eu pour effet une annulation en série des épreuves de trail-running, voire de certains circuits internationaux : en 2020, l’Ultra-trail World Tour n’a pas décerné de titre et la Golden Trail World Series et de la Skyrunning World Series ont été annulées.

Si l’ensemble des conséquences de cette crise ne sont à ce jour connues, les répercussions seront nombreuses pour les organisateurs – allant jusqu’à l’arrêt de certains évènements. Plus largement, ce sont les acteurs socio-économiques des territoires où les épreuves prennent place qui pâtissent de ces annulations. Ces évènements sportifs de plein air sont structurants pour l’économie locale en étant de réels outils d’attractivité territoriale et touristique. Les retombées économiques générées par certains évènements se comptent en millions d’euros (près de 7,5 millions d’euros pour l’UTMB en 2017).

Pour les athlètes élites et amateurs, rester en mouvement a représenté un moyen de faire face à cette période d’incertitudes où les déplacements ont été fortement restreints. De nombreux défis inédits ainsi ont été réalisés pendant le confinement, tant pour la performance sportive, que par solidarité pour récolter des fonds pour lutter contre le Covid-19. Ainsi, des coureurs se sont par exemple aventurés à courir la distance d’un marathon sur leur balcon, à gravir l’équivalent du dénivelé positif de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc à leur domicile, ou encore de courir la distance d’un ultra-trail de 160km chez eux ou autour d’un arbre.

Un marathon sur un balcon, c’est possible !

Les marques sportives (Asics, Strava, etc.) et les organisateurs d’évènements ont aussi été nombreux à opter pour de nouvelles solutions digitales en proposant des challenges ou courses virtuelles. Ces évènements « phygital » ont permis aux coureurs d’y participer depuis chez eux ou à proximité de leur domicile (la trace GPS des appareils connectés garantissant que la performance a été réalisée). Ce nouveau type d’évènement sportif a gagné en popularité durant la crise du Covid-19 et essaimé aux quatre coins du monde avec succès. Cela a permis aux principaux protagonistes de l’industrie du trail-running de maintenir le lien avec leur communauté de pratiquants, de compenser l’impossibilité d’organiser des courses en présentiel et d’être solidaire.

Autre phénomène marquant pour le trail-running, le regain d’intérêt pour la pratique des défis dits « off » ou en « FKT » (fastest known time) à l’issue du confinement. Ces défis hors des compétitions traditionnelles ne sont pourtant pas nouveaux et correspondent à des tentatives de records sur des sentiers de grande randonnée (GR) ou l’ouverture de nouveaux itinéraires en courant en pleine nature.

Les tentatives ont été nombreuses durant l’été 2020 à l’image de Xavier Thévenard sur le GR 20 en Corse (180km et 14 000m de D+) et Mathieu Blanchard avec la traversée du sentier international des Appalaches au Québec (650 km et 40 000m de D+). Faute de déplacements internationaux, ces défis alternatifs ultra locaux sont l’occasion (re)découvrir et d’investir des espaces de course à proximité de leurs régions ou pays de résidence.

L’impératif de la crise écologique

L’enjeu écologique, voilà l’autre crise à laquelle le secteur du trail-running est confronté. Les courses s’établissent en effet au sein d’espace naturel fréquemment protégé (Parcs nationaux, Réserves naturelles, Zone Natura 2000, etc.). Le passage de centaines, voir milliers de coureurs dans les sentiers a un impact sur la végétation, la faune et les sols. Il ne faut donc pas sous-estimer l’impact environnemental d’une épreuve de trail-running et ce à divers titres : modes de transports pour arriver jusqu’à l’épreuve, dégradation des sols due au piétinement des participants, gestion des déchets, etc.

Les évènements, qu’ils soient petits ou grands, s’interrogent quant aux changements nécessaires qu’impose la crise écologique et sur l’évolution de leurs pratiques. Les organisateurs sont donc attentifs aux enjeux écologiques et partagent les valeurs promues par la discipline et l’ITRA de respect de l’environnement et de développement durable.

L’éthique et l’écoresponsabilité sont ainsi au cœur du projet de nombreux évènements. Les organisateurs limitent autant que possible l’impact de leurs évènements sur l’environnement : restreindre le nombre de participants, sensibilisation et actions écoresponsables, réduction des déchets, actions de préservation de l’environnement, etc. Les athlètes eux aussi s’interrogent sur leur empreinte carbone et son porteur d’initiatives : sensibilisation, création de fondations, actions avec les équipementiers, etc.

Les enjeux de l’après Covid-19

La traversée des crises écologique et sanitaire constitue pour la discipline du trail-running un instant de vérité. Ces principaux acteurs ont fait preuve de créativité et d’adaptation pour faire face à ces enjeux inédits. Au cœur des expériences du trail-running, deux éléments restent en définitive fondamentaux, l’immersion en pleine nature et les relations sociales. Ces évènements sportifs constituent donc assurément des espaces de rencontres pluriels avec l’environnement et les autres participants.

De ce fait, il y a peu de chance que les courses virtuelles et autres défis « Off » prennent le pas à terme sur ces courses. Le temps nous dira si toutefois ces alternatives resteront éphémères ou s’ancreront plus durablement dans les pratiques de la discipline.

Enfin, concernant la crise écologique, les politiques et mesures écoresponsables des parties prenantes témoignent d’une prise de conscience manifeste. À moyen et long terme, l’enjeu sera de garantir les bienfaits du trail-running pour les adeptes et les territoires sans omettre de limiter l’impact environnemental de la pratique. Le défi d’avenir pour l’industrie du trail running sera d’assurer le développement pérenne et durable de ce sport de plein air.The Conversation

Mathilde Plard, Chercheuse CNRS - UMR ESO, Université d'Angers et Aurélien Martineau, Chercheur Postdoctorant en Géographie sociale, Université d'Angers

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Article : Adaptation en temps de pandémie : le cas Ultra-Trail Harricana

Nous vous présentons notre article paru sur le site du réseau Canadien Veille Tourisme :

« Adaptation en temps de pandémie : le cas Ultra-Trail Harricana ».

Celui-ci évoque comment un évènement de trail-running, constitue une ressource territorial et touristique pour le territoire et la communauté québécoise dans lequel il est ancré, même en temps de pandémie.

Cet article est disponible à cette adresse :

Création et visualisation d’un jeu de données Twitter avec Nvivo® et Tableau® : Un procédé méthodologique sans « coder »

Nous vous présentons dans ce document la méthodologie employée pour structurer un corpus de données relatives à un compte Twitter / un Hashtag (mots-clés sur Twitter) en vue de sa visualisation et de son analyse dans le logiciel Tableau software®. Les différentes étapes permettant d’extraire (extraction des données – tweet et retweet – du réseau social à l’aide de Nvivo®), de structurer et de visualiser le jeu de données Twitter vont être exposées, tout en étant illustrées par des captures d’écran des logiciels.

L’étude est disponible à cette adresse sur HAL-SHS : lien.

Création-et-visualisation-dun-jeu-de-données-Twitter-Data-Mining-Twitter-Data-Set-2

UltraTrail, espace-temps résonant. Lire avec Hartmut Rosa l’art de se relier à son corps et à l’univers en courant

Je vous présente ce working paper intulé « UltraTrail, espace-temps résonant. Lire avec Hartmut Rosa l’art de se relier à son corps et à l’univers en courant ».

Ce document a été mis en ligne sur l’archive ouverte HAL-SHS : lien.

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La course sur sentier, pratique immersive de réalité appréciée, oasis de résonance (Article scientifique)

Dans le numéro 7 de la revue scientifique Nature & Récréation d’Octobre 2019, Mathilde Plard a publié un article scientifique intitulé : « La course sur sentier, pratique immersive de réalité appréciée, oasis de résonance« .

Cet article est disponible gratuitement au téléchargement sur le site de la revue :

Lien de téléchargement

Nous proposons ci-dessous le résumé de l’article et le texte de présentation de la revue Nature & Récréation.

Résumé de l’article : Partant du constat de l’actuel engouement pour les activités des courses à pied sur sentiers – les trails, l’article suggère que contre la spirale de l’accélération, augmenter la vitesse permettrait de faire l’expérience du temps présent et d’être attaché au monde. Et si courir, plus vite, plus longtemps offrait finalement l’occasion d’un ici et maintenant ? La course d’ultra fonds sur sentiers (ultra-trail) est présentée comme voie d’immersion, d’incorporation plurielle à soi (i), aux autres (ii) et au monde ou à la nature (iii). Une certaine géographie de la distance intérieure est présentée à travers les modes de construction de soi et des relations variées au monde. Il s’agit ici de penser précisément la relation corps / vitesse comme mode d’accès au présent et point de « résonance » au monde. L’accélération du temps impacte la capacité des individus à être relié, « à être attaché au monde, à entrer en résonance » (Rosa, 2018). La course à pied sur sentiers, élément de réponse vers de possibles (re)connexions, ancrage, immersion – incarnation même – sphère de résonance ouverte, responsive entre le moi et le monde

SUMMARY: Based on the current enthusiasm for trail running activities, the paper suggests that against the spiral of acceleration, increasing speed would make it possible to experience the present time and be connected to the world. What if running, faster, longer, eventually offers the chance for a here and now? The ultra-trail running is being presented as a way of immersion, of plural incorporation to oneself (i), to others (ii) and to the world or nature (iii). A specific geography of inner distance is presented through modes of self-building and various relationships to the world. It is a question of thinking in terms of the body / speed relationship as a way of accessing the present and as a point of « resonance » with the world. The acceleration of time impacts the ability of individuals to be connected, « to be attached to the world, to enter into resonance » (Rosa, 2018). Running on paths, an element of response towards possible (re)connections, anchoring, immersion – very embodiment – sphere of open resonance, responsive between the self and the world?

Présentation de la revue : « Nature & Récréation est une revue pluridisciplinaire de recherche. Elle s’intéresse aux pratiques récréatives de nature. Son projet s’inscrit dans la continuité de l’activité du réseau des chercheurs et experts en sports de nature [sportsnature.org] qui anime et stimule depuis plus de vingt ans le développement de la recherche dans ce domaine. Son ambition est de stimuler et de diffuser des publications scientifiques autour des liens entre la nature et la récréation » (Nature&recreation.org, 2019, en ligne).

Sport&Society Conference 2020

2020 Special Focus—Playful Minds: Assessing the Socio-Cultural Potential of Sport and Physical A au ctivity

Du 18 au 19 juin 2020 Université de Grenade, Espagne

Radical Experience of Uncertainty and Fragility – Identities, Meaning, and Purpose of Running Long Distance?

Mathilde Plard, Universite de Nantes, Nantes, France

Abstract : Making progress in trail running supposes in particular learning how to listen to the subtle or violent signs sent by the body. This research analyzes the difficulties and the strategies implemented by runners to appropriate this living body which reacts and adapts itself to the environment and to the stress generated by the situation of long-distance. The conceptual framework choose is the one of phenomenology. Each type of experience describes a deep level of living bodies and of the consciousness of lived body. I investigate the hypothesis that running very long distances in the wilderness would allow for a radical and fundamental experience of fragility, uncertainty, and presence in the world. These practices evoke a balance between the power and fragility of being – alive – in the world, allowing us to (re)connect with the vital impulse, to increase the power of being. Ultra-trail would be the paradoxical remedy: accelerate to make the world vibrate. Against the spiral of acceleration, increasing speed would allow to experience a connection to the world: a resonance. What if running, faster, longer would finally offer the opportunity for a here and now? The stories of ultra-trail-type races serve as a support corpus for thinking about the relationship of distance with the conceptual framework proposed by Rosa. Trail running is presented as a path of immersion, of plural incorporation into oneself (i), others (ii) and the world or nature (iii).


Keywords : Body, Immersion, Expérience, Sport, Running, Ultra-trail.

Thèmes : Sporting, Cultures and Identities.

Analyse qualitative assistée par Nvivo. Structurer et analyser un corpus de recherche dans Nvivo

Nous vous présentons le guide méthodologique qui a été réalisé pour expliquer comment procéder à une analyse qualitative assistée par le logiciel Nvivo. Ce working paper a été produit en collaboration avec Aurélien Martineau et permet de montrer comment structurer et analyser un corpus de recherche dans le logiciel d’analyse qualitative Nvivo.

L’étude est disponible à cette adresse sur HAL-SHS : lien.

Analyse-qualitative-assistée-par-Nvivo

Notice méthodologique pour réaliser un état de l’art en sciences humaines et sociales

Nous vous présentons la Notice méthodologique pour réaliser une revue de la littérature scientifique en sciences humaines et sociales. Cette notice a été produite en collaboration avec Aurélien Martineau et elle permet d’expliciter comment il est possible de produire une revue de la littérature en mobilisant les logiciels Mendeley et Nvivo.

L’étude est disponible à cette adresse sur HAL-SHS : lien.

HAL_Martineau-et-Plard_notice-méthodologique_état_de_lart_2016

Ecotrail Paris étude d’impact(s)

Nous vous présentons l’étude d’impact sur Twitter de l’évènement de trail-running Eco-trail Paris qui a été produite en collaboration avec Violaine Guichet.

L’étude est disponible à cette adresse sur HAL-SHS : lien.

Plard-et-Guichet-2019-Ecotrail-Paris-étude-dimpact-Réseaux-sociaux-Twitter

Ultra-Marin Grand Raid du Golfe du Morbihan

« 177km autour de l’une des plus belles baies du monde »

L’Ultra-Marin Grand Raid Golfe du Morbihan est un évènement sportif de courses pédestres organisé depuis 2005 au mois de juin dans le département du Morbihan en France. cet évènement sportif a été retenu dans le cadre des recherches misent en œuvre par Mathilde Plard sur les évènements de courses à pied hors stade.

Lien vers l’Atlas de l’Ultra-Marin Grand Raid du Golfe du Morbihan

Histoire et présentation de l’Ultra-Marin

L’évènement a été créé par Bernard Landrein, l’actuel président de l’Ultra-Marin. Son fondateur a eu l’idée de proposer cet évènement sportif à la suite de ses trois abandons au Grand raid de l’île de la Réunion, également nommé « la Diagonale des fous ». Après son dernier abandon en 2003, il envisage une course similaire en Bretagne, dans sa région d’origine, mais sans les difficultés associées au dénivelé et à l’altitude, en définitive « un défi plus horizontal » (Lellouche, 2017, p.210).

« C’est la dernière fois que je tente ce genre d’aventure tant que les montagnes sont à la verticale. Si je trouve un parcours à l’horizontale, je n’aurais pas ce problème. Pourquoi aller loin ? J’habite à Vannes, le Golfe du Morbihan peut devenir mon terrain de jeu » (lalignebleue.net, 2019, en ligne).

Bernard Landrein s’exprimant sur son dernier échec à la diagonale des fous

Après avoir tester seul en condition réelle la possibilité de faire le tour du Golfe du Morbihan à pied en moins de 48h, il crée l’association loi 1901 « L’Ultra Marin Raid Golfe du Morbihan » qui sera inscrite au Journal Officiel le 9 septembre 2004. En 2005, la première édition de l’Ultra-Marin a lieu, organisée par une équipe de 18 personnes, ainsi que 850 bénévoles. Bernard Landrein a pour projet que l’évènement devienne « une grande fête et que les concurrents repartent contents de la course et de leur séjour au bord du Golfe du Morbihan » (lalignebleue.net, 2019, en ligne). Cette première édition réunira près de 500 participants inscrits sur deux épreuves : le Grand raid de 175km (229 inscrits) et le Raid 87km (271 inscrits).

Parcours du Grand Raid du Golfe du Morbihan 2019 – 177km

Pour le Grand Raid, l’épreuve phare de l’évènement depuis ses débuts, lors de la première édition les participants s’élançaient pour 175km à partir de Locmariaquer pour rejoindre la ligne d’arrivée située au Port du Crouesty (2km séparant ces deux points à vol d’oiseau, dont 800m de mer). Depuis 2010, le départ et l’arrivée de la course ont été positionnés à Vannes sur l’esplanade du port. Les participants effectuent donc depuis cette date une traversée en bateau pour relier Locmariaquer à Port Navalo et ainsi réaliser le tour complet du Golfe du Morbihan. Les différentes courses pédestres de l’évènement empruntent les chemins de randonnée tracés par le Conseil Départemental du Morbihan autour du Golfe. La majorité des épreuves étant des trails, elles respectent la répartition propre à ce type d’épreuves, c’est-à-dire 80% du parcours se fait sur des sentiers et 20% sur des routes.

Ce sont également 16 communes qui sont traversées dans la Golfe du Morbihan par l’Ultra-Marin, dont la ville de Vannes et les communes d’Auray, de Séné, Theix-Noyalo, Le Hézo, Saint-Armel, Sarzeau, Saint Gildas, Arzon, Locmariaquer, Crach, Pluneret, Le Bono, Baden, Larmor-Baden, Arradon (Ultra-marin.fr, 2019, en ligne). L’une des spécificités du Grand raid du golfe du Morbihan en tant qu’Ultra-trail, c’est son faible dénivelé positif (1054m+ en 2019), mais également le fait que c’est l’une des épreuves les plus longues de France étant donné sa distance.

L’Ultra-Marin est à ce jour le premier évènement sportif de trail en Bretagne et l’augmentation des inscriptions sur les différentes épreuves de l’évènement depuis 2005 témoigne de sa notoriété grandissante.

Evolution du nombre de participants inscrits à l’Ultra-Marin de 2005 à 2018

Source : Ultra-Marin 2005-2018

Le slogan de l’Ultra Marin met l’accent sur le paysage dans lequel l’évènement prend place : « 177km autour de l’une des plus belles baies du monde ! » (Ultra-marin.fr, 2019, en ligne). Si le nombre des participants augmente, il est tout de même limité pour préserver l’environnement du golfe. Le fait que l’Ultra-Marin prenne place dans le golfe du Morbihan induit des enjeux dans la préservation de l’environnement. Le golfe du Morbihan correspond à l’un des 50 parcs nationaux régionaux de France (PNR) et est devenu un site Natura 2000, reconnu comme zone spéciale de conservation pour la richesse de sa faune et de sa flore.

En 2019, l’Ultra marin comprend cinq épreuves individuelles :

  • Le Grand Raid Golfe du Morbihan – Trail de 177km (créé en 2005)
  • Le Raid Golfe du Morbihan – Trail de 87km (créé en 2005)
  • Le Trail Golfe du Morbihan – Trail de 56 km (créé en 2009)
  • La Ronde des Douaniers – trail de 36km (créé en 2014)
  • La Marche nordique – 25 km (créé en 2012)

Et trois épreuves collectives ou en relai :

  • Le Relai par équipe 177 km – équipe de 4 participants (créé en 2016)
  • Le Grand Défi solidaire en relai 177 km – équipe de 10 participants (créé en 2018)
  • La Marche solidaire – 22 km (créée en 2019)

Pour cette quinzième édition, ce sont près de 8 000 concurrents qui se sont inscrits à l’une des épreuves de l’Ultra Marin, et 5 771 participants qui ont réussi à terminer l’une des épreuves individuelles de l’évènement, dont 839 le GR 177km.

Cartographie de l’ensemble des épreuves de l’Ultra-Marin Grand Raid du Golfe du Morbihan 2019

Sources : Open street map 2019 – Tracé GPX Trace de trail ITRA.

Liens :